Prévention MST / IST

IST et MST : Ce qu'il faut savoir pour mieux se protéger

Article proposé par l'association « Dans l'Autre Sens »


Introduction : De quoi parle-t-on ?

Vous avez peut-être entendu parler des MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) ou des IST (Infections Sexuellement Transmissibles). Ces deux termes désignent la même réalité : des infections qui se transmettent principalement lors de rapports sexuels. Depuis les années 2000, le terme IST a progressivement remplacé MST, car il est plus précis : on peut être porteur d'une infection sans présenter de « maladie » visible — et pourtant la transmettre.

 Analogie simple : Imaginez un rhume. On peut avoir le virus dans le nez sans éternuer ni se sentir mal, mais on peut quand même contaminer les autres. C'est exactement ce qui se passe avec la plupart des IST : elles sont souvent silencieuses, mais bien présentes.

Les IST touchent toutes les orientations sexuelles, tous les âges, tous les genres et toutes les situations conjugales — qu'on soit en couple, célibataire, dans une relation ouverte ou dans d'autres formes de relation. La prévention et le dépistage régulier sont les seules vraies protections.

1. Pourquoi les IST sont-elles en hausse en France ?

Depuis le début des années 2010, les chiffres des IST en France connaissent une augmentation constante. Cette hausse s'explique par plusieurs facteurs :

  • Une meilleure détection : davantage de personnes se font dépister, ce qui révèle des cas qui auraient autrefois été ignorés.
  • Des changements de comportements : l'usage du préservatif a diminué, notamment depuis l'arrivée des traitements efficaces contre le VIH, qui ont pu donner un faux sentiment de sécurité.
  • La résistance aux antibiotiques : certaines bactéries, comme le gonocoque, deviennent de plus en plus difficiles à traiter.
  • L'effet « COVID-19 » : la pandémie a provoqué une baisse temporaire des dépistages en 2020–2021, suivie d'un fort rebond à partir de 2022.

2. L'évolution des cas en France sur 10 ans (2014–2024)

Les données publiées par Santé publique France (l'agence nationale de santé publique) permettent de suivre l'évolution des trois IST bactériennes les plus fréquentes :

La chlamydia

La chlamydia est l'IST bactérienne la plus répandue en France. Entre 2014 et 2023, le taux de personnes dépistées au moins une fois dans l'année a plus que doublé. En 2024, environ 61 100 cas ont été diagnostiqués, avec une hausse particulièrement marquée chez les jeunes de 15 à 25 ans (+13 % chez les femmes et +21 % chez les hommes entre 2023 et 2024).

La gonococcie (ou gonorrhée)

La gonococcie connaît la progression la plus inquiétante. En 2023, les cas avaient déjà augmenté de 59 % chez les hommes et de 46 % chez les femmes par rapport à 2021. En 2024, la hausse se poursuit avec +35 % supplémentaires, pour atteindre environ 25 800 cas diagnostiqués dans l'année. La situation est d'autant plus préoccupante que le gonocoque développe des résistances aux antibiotiques.

La syphilis

Après avoir semblé reculer au tournant des années 2000, la syphilis est de retour. En 2023, 5 800 cas ont été diagnostiqués, et en 2024, ce chiffre monte à 6 500 cas, soit une hausse de 12 %. Fait notable : si elle touche encore majoritairement les HSH (voir glossaire), la syphilis progresse désormais aussi chez les femmes et les personnes hétérosexuelles — ce qui soulève des inquiétudes concernant la transmission mère-enfant.

Le VIH

Environ 5 100 personnes ont découvert leur séropositivité en 2024. Ce chiffre semble se stabiliser après plusieurs années de hausse. Les modes de contamination les plus fréquents restent les rapports hétérosexuels (53 % des cas) et les rapports sexuels entre hommes (42 %).

En résumé : malgré des efforts réels en matière de dépistage, les IST bactériennes continuent de circuler activement en France. La hausse du nombre de diagnostics reflète à la fois une circulation accrue de ces infections et une meilleure détection — ce qui est une bonne nouvelle pour les personnes qui se font suivre.


3. Les principales IST : ce qu'il faut savoir

La chlamydia (Chlamydia trachomatis)

C'est quoi ? Une infection causée par une bactérie. Elle se transmet lors de rapports sexuels vaginaux, anaux ou oraux, ou de la mère à l'enfant lors de l'accouchement.

Les symptômes : C'est souvent le problème majeur de la chlamydia — elle ne fait rien ressentir. Elle est asymptomatique dans environ 70 % des cas chez les femmes et 50 % des cas chez les hommes. Lorsque des signes apparaissent, ce peuvent être des pertes inhabituelles, des brûlures en urinant, des douleurs pelviennes, ou des douleurs au niveau des testicules.

Les risques si elle n'est pas traitée : stérilité (impossibilité d'avoir des enfants), grossesse extra-utérine (voir glossaire), douleurs chroniques.

Le traitement : antibiotiques simples et efficaces, à prendre en une seule fois ou sur quelques jours.


La gonococcie (Neisseria gonorrhoeae) — anciennement appelée « blennorragie »

C'est quoi ? Une infection bactérienne transmise par voie sexuelle. Elle est parfois appelée « chaude-pisse » en raison de la brûlure intense qu'elle provoque en urinant chez les hommes.

Les symptômes : chez les hommes, des écoulements jaunâtres ou verdâtres et des brûlures très vives. Chez les femmes, elle est souvent asymptomatique (50 % des cas), mais peut provoquer des pertes anormales et des douleurs. Dans les deux cas, une infection anale ou de la gorge est possible.

Les risques si elle n'est pas traitée : stérilité, dissémination de la bactérie dans le sang (avec fièvre et douleurs articulaires).

Le traitement : antibiotiques, mais attention — le gonocoque développe de plus en plus de résistances. Un suivi médical est indispensable pour s'assurer que le traitement a bien fonctionné.


La syphilis (Treponema pallidum)

C'est quoi ? Une infection bactérienne qui évolue en plusieurs phases si elle n'est pas traitée. Autrefois appelée « la grande vérole », elle est aujourd'hui bien maîtrisable grâce aux antibiotiques.

Les symptômes évoluent en trois étapes :

  1. Phase primaire : apparition d'un chancre, c'est-à-dire une petite plaie indolore, souvent au niveau des parties génitales, de l'anus ou de la bouche. Il disparaît tout seul — mais l'infection, elle, reste.
  2. Phase secondaire : quelques semaines plus tard, éruptions cutanées sur tout le corps (y compris les paumes des mains et les plantes des pieds), fièvre, fatigue, chute de cheveux temporaire.
  3. Phase latente puis tertiaire : la syphilis peut rester silencieuse pendant des années avant d'attaquer le cœur, le cerveau ou le système nerveux.

Le traitement : la pénicilline (un antibiotique) est très efficace aux premières stades. Plus tôt le traitement est commencé, meilleure est la guérison.


L'herpès génital (HSV-2, parfois HSV-1)

C'est quoi ? Un virus qui provoque des poussées récurrentes de petites vésicules douloureuses sur les parties génitales. Contrairement aux infections bactériennes, le virus reste dans le corps à vie — mais peut être géré avec des médicaments.

 Analogie : C'est comme le bouton de fièvre que certaines personnes ont sur les lèvres lors de périodes de stress. Même principe, mais au niveau génital. Le virus « dort » dans les nerfs et se réveille de temps en temps.

Les symptômes : lors de la première poussée, vésicules douloureuses, fièvre, ganglions gonflés. Les poussées suivantes sont généralement moins intenses.

Le traitement : des antiviraux (comme l'acyclovir) réduisent la durée et l'intensité des poussées, et diminuent le risque de transmission.


Le VPH / HPV (Virus du Papillome Humain)

C'est quoi ? Le virus sexuellement transmissible le plus courant au monde. Il en existe plus de 200 types. La plupart sont inoffensifs et disparaissent d'eux-mêmes. Certains causent des verrues génitales (condylomes), et d'autres — dits à « haut risque » — peuvent provoquer des cancers (col de l'utérus, anus, gorge).

Les symptômes : souvent aucun. Les types à haut risque ne se voient pas et ne font pas mal — d'où l'importance des dépistages (frottis cervical pour les femmes).

La prévention : un vaccin très efficace existe. Il est recommandé pour les garçons et les filles entre 11 et 14 ans, avec rattrapage possible jusqu'à 19 ans.


Le VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine)

C'est quoi ? Un virus qui s'attaque aux défenses immunitaires du corps. Sans traitement, il peut évoluer vers le SIDA (Syndrome d'Immunodéficience Acquise). Grâce aux traitements actuels (les antirétroviraux (voir glossaire)), les personnes séropositives peuvent vivre normalement avec une espérance de vie quasi-normale.

Les symptômes :

  • Lors de la primo-infection (les premières semaines) : fièvre, fatigue, maux de gorge — semblables à une grippe. Cette phase passe souvent inaperçue.
  • Pendant des années : aucun symptôme. C'est pourquoi le dépistage régulier est crucial.
  • Au stade SIDA : infections graves, amaigrissement, diarrhées chroniques.

Un point clé : une personne sous traitement avec une charge virale indétectable (voir glossaire) ne transmet pas le VIH à ses partenaires. C'est le principe du TasP (Treatment as Prevention).


L'hépatite B (VHB)

C'est quoi ? Un virus qui infecte le foie, transmis par le sang, les liquides biologiques et les rapports sexuels. Elle peut devenir chronique et entraîner une cirrhose ou un cancer du foie.

La bonne nouvelle : un vaccin très efficace existe et est aujourd'hui obligatoire pour les nourrissons en France. Il est aussi recommandé pour toute personne non vaccinée.


4. Prévenir : les outils à votre disposition

Le préservatif : première ligne de défense

Le préservatif (masculin ou féminin) reste le seul moyen de se protéger à la fois du VIH et de la plupart des autres IST. Il s'utilise pour tous les types de rapports : vaginaux, anaux, et même oraux (avec des digues dentaires (voir glossaire) ou des préservatifs découpés pour les rapports oro-génitaux).

 Rappel pratique : Un préservatif mal utilisé protège beaucoup moins bien. Il faut le mettre avant tout contact, vérifier la date de péremption, et ne pas l'utiliser avec des lubrifiants à base d'huile (qui abîment le latex).

La PrEP : une protection supplémentaire contre le VIH

La PrEP (Prophylaxie Pré-Exposition (voir glossaire)) est un médicament antiviral pris avant une exposition potentielle au VIH. Lorsqu'elle est prise correctement, elle réduit le risque de contamination par le VIH de plus de 90 %.

Qui peut y avoir accès ? Toute personne présentant des risques élevés de contracter le VIH, notamment :

  • Les personnes ayant des rapports sexuels non protégés fréquents avec des partenaires multiples.
  • Les personnes ayant des partenaires séropositifs non traités.
  • Les personnes avec des antécédents d'IST répétées.

Comment la prendre ?

Il existe deux modes de prise :

  • La prise quotidienne : un comprimé chaque jour, à heure fixe. Protection maximale atteinte après environ 7 jours. Recommandée pour tout le monde, et seule option fiable pour les femmes (relations vaginales), car le médicament se diffuse plus lentement dans les tissus vaginaux.
  • La prise « à la demande » (schéma 2-1-1) : 2 comprimés entre 2 et 24 heures avant le rapport, 1 comprimé 24h après, 1 comprimé 48h après. Cette option fonctionne bien pour les rapports anaux, mais n'est pas recommandée pour les femmes en raison des spécificités biologiques mentionnées.

️ Important : La PrEP ne protège pas contre les autres IST (chlamydia, gonococcie, syphilis, etc.). Elle doit donc s'inscrire dans une stratégie globale incluant préservatifs et dépistages réguliers.

La PrEP est prescrite et suivie par un médecin ou dans un CeGIDD (voir glossaire). Elle nécessite des bilans de santé réguliers tous les 3 mois (dépistage VIH, autres IST, contrôle de la fonction rénale).

La vaccination

  • Contre le HPV : recommandée pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans (rattrapage jusqu'à 19 ans, voire 26 ans pour les HSH).
  • Contre l'hépatite B : obligatoire pour les nourrissons, fortement recommandée pour les adultes non immunisés.

La digue dentaire

Pour les rapports oro-génitaux ou oro-anaux (anulingus (voir glossaire)), la digue dentaire — une fine feuille de latex posée sur les parties génitales ou anales — réduit le risque de transmission de certaines IST comme l'herpès ou la syphilis.


5. Se faire dépister : quand et comment ?

Fréquence recommandée

Situation Fréquence recommandée
Personne sexuellement active sans facteur de risque particulier 1 fois par an
Partenaires multiples Tous les 3 à 6 mois
HSH ou personnes en contexte libertin Tous les 3 mois
Avant un nouveau partenaire Avant chaque nouveau début de relation
En cas de symptômes ou d'exposition non protégée Dès que possible

« Mon test IST » : un nouveau dispositif en France

Depuis septembre 2024, il est possible en France de se faire dépister des 5 principales IST (VIH, syphilis, gonorrhée, chlamydia, hépatite B) sans ordonnance et sans rendez-vous dans les laboratoires partenaires. Pour les moins de 26 ans, ce dépistage est entièrement gratuit et pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie.

Depuis juillet 2025, un kit d'autoprélèvement (à faire soi-même à la maison) pour la chlamydia et le gonocoque est disponible gratuitement pour les jeunes femmes de 18 à 25 ans.

Où se faire dépister ?

  • CeGIDD (Centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic) : gratuits, anonymes, sans ordonnance. Retrouvez le centre le plus proche sur sida-info-service.org.
  • Médecin généraliste ou gynécologue : sur ordonnance, remboursé par l'Assurance maladie.
  • Laboratoires d'analyses : avec ou sans ordonnance depuis 2024.

6. Un mot sur la prévention dans les relations à partenaires multiples

Que l'on soit dans une relation libre, polyamoureuse, libertine ou dans toute autre configuration relationnelle non exclusive, la prévention des IST demande une organisation claire et des engagements partagés.

Les pratiques les plus répandues parmi les personnes ayant plusieurs partenaires incluent :

  • L'utilisation systématique du préservatif avec les partenaires extérieurs au couple ou au réseau de confiance.
  • Le dépistage régulier (souvent tous les 3 mois), parfois partagé entre partenaires avant certaines rencontres.
  • L'utilisation de la PrEP en complément du préservatif, pour réduire le risque lié au VIH même en cas d'accident (capote qui craque, par exemple).
  • Des règles définies ensemble : préservatif obligatoire pour certaines pratiques, arrêt des activités si un résultat revient positif, communication transparente au sein du réseau.
  • L'hygiène des accessoires : nettoyage des sextoys entre chaque utilisation et entre partenaires, changement de préservatif entre partenaires.

 La stratégie la plus protectrice reste la combinaison : PrEP + préservatif + dépistage régulier. Elle permet de profiter d'une sexualité épanouie tout en limitant les risques au maximum.


7. Que faire si on pense avoir été exposé·e ?

  1. Ne pas paniquer, mais ne pas attendre. Pour le VIH, il existe le TPE (Traitement Post-Exposition (voir glossaire)) : à prendre dans les 48 heures suivant l'exposition, il peut empêcher la contamination. Il est disponible dans les urgences hospitalières.
  2. Consulter rapidement un médecin, un CeGIDD, ou un gynécologue.
  3. Prévenir ses partenaires : informer les personnes concernées leur permet de se faire dépister et traiter à leur tour — c'est une responsabilité collective, pas une honte.

Conclusion

Les IST ne discriminent pas. Elles touchent tout le monde, quelle que soit la configuration relationnelle, l'orientation sexuelle, le genre ou l'âge. La bonne nouvelle, c'est qu'elles se préviennent, se dépistent et se traitent. L'essentiel est de ne pas les ignorer.

Chez « Dans l'Autre Sens », nous abordons ces sujets de manière ouverte, sans jugement, que ce soit de façon collective lors de nos ateliers, ou de façon individuelle lors d'entretiens personnalisés et confidentiels.

Contactez-nous : asso.autresens@gmail.com  Site web : https://autre-sens.s2.yapla.com


Glossaire des termes clés

Anulingus : pratique sexuelle consistant en un contact buccal avec la région anale d'un partenaire. Peut transmettre certaines IST comme l'herpès, la syphilis, ou des parasites intestinaux. Réductible par l'utilisation d'une digue dentaire.

Antirétroviraux (ARV) : médicaments utilisés pour traiter le VIH. Ils ne guérissent pas le virus, mais l'empêchent de se multiplier, permettant aux personnes séropositives de vivre normalement et de ne plus transmettre le virus.

Asymptomatique : qui ne présente aucun symptôme visible ou ressenti. Quelqu'un peut être asymptomatique et pourtant transmettre une IST.

CeGIDD : Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic. Structures publiques où l'on peut se faire dépister gratuitement et anonymement pour le VIH, les IST et les hépatites, sans ordonnance.

Charge virale indétectable : lorsqu'une personne séropositive suit correctement son traitement antirétroviral, la quantité de VIH dans son sang peut devenir si faible qu'elle n'est plus mesurable. On dit alors que sa charge virale est « indétectable ». Une charge virale indétectable signifie que le VIH ne peut pas être transmis à un partenaire (principe I=I : Indétectable = Intransmissible).

Chlamydia : infection bactérienne très répandue, souvent sans symptômes, causée par la bactérie Chlamydia trachomatis. Se traite par antibiotiques.

Condylomes : verrues génitales causées par certains types du virus HPV. Elles prennent parfois la forme de petites excroissances en forme de chou-fleur.

Digue dentaire : fine feuille de latex (ou de polyuréthane) utilisée comme barrière protectrice lors des rapports oro-génitaux ou oro-anaux, pour réduire le risque de transmission d'IST.

Gonococcie / Gonorrhée : infection bactérienne sexuellement transmissible, causée par la bactérie Neisseria gonorrhoeae. Se traite par antibiotiques, mais des résistances émergent.

Grossesse extra-utérine (GEU) : grossesse qui se développe en dehors de l'utérus (souvent dans les trompes de Fallope). Elle peut mettre la vie de la femme en danger. Certaines IST non traitées comme la chlamydia en augmentent le risque.

Herpès génital : infection virale causée par le virus HSV (surtout HSV-2), provoquant des poussées récurrentes de vésicules douloureuses au niveau des organes génitaux. Le virus reste dans l'organisme à vie, mais des traitements permettent de limiter les poussées.

HPV / VPH : Virus du Papillome Humain. Virus sexuellement transmissible très courant. Certains types causent des verrues génitales, d'autres peuvent entraîner des cancers. Un vaccin efficace existe.

HSH : Hommes ayant des Rapports Sexuels avec des Hommes. Terme médical plus large que « gay » ou « bisexuel », qui désigne tous les hommes, quelle que soit leur identité, qui ont des rapports sexuels avec d'autres hommes.

IST : Infection Sexuellement Transmissible. Terme actuel, remplaçant le terme MST. Désigne toute infection transmise principalement par voie sexuelle.

MST : Maladie Sexuellement Transmissible. Terme ancien, remplacé par IST, car il suggérait à tort que toutes ces infections provoquent nécessairement des symptômes visibles.

PrEP (Prophylaxie Pré-Exposition) : médicament antiviral pris avant une exposition potentielle au VIH, pour empêcher l'infection. Réduit le risque de contracter le VIH de plus de 90 % lorsqu'il est pris correctement. Ne protège pas contre les autres IST.

Primo-infection : phase initiale d'une infection, juste après la contamination. Pour le VIH, elle se manifeste comme une grippe passagère, souvent méconnaissable. C'est pourtant la période où la charge virale est la plus élevée et le risque de transmission le plus fort.

Séropositivité : état d'une personne dont le test sanguin révèle la présence d'anticorps contre un virus (souvent utilisé pour le VIH). Être séropositif·ve ne signifie pas être malade, mais qu'on a été exposé au virus et qu'on le porte.

SIDA : Syndrome d'Immunodéficience Acquise. Stade avancé de l'infection par le VIH, atteint lorsque le système immunitaire est très affaibli. Grâce aux traitements modernes, le SIDA est aujourd'hui évitable chez les personnes suivies médicalement.

Syphilis : infection bactérienne causée par Treponema pallidum, évoluant en plusieurs phases. Très bien traitée par la pénicilline si diagnostiquée tôt.

TPE (Traitement Post-Exposition) : traitement antiviral d'urgence à prendre dans les 48 heures suivant une exposition au VIH (rapport non protégé, accident de préservatif, etc.). Disponible dans les services d'urgences hospitalières.

TasP (Treatment as Prevention) : principe selon lequel une personne séropositive avec une charge virale indétectable grâce à son traitement ne transmet pas le VIH. Reconnu par l'OMS et les autorités de santé mondiales.

VHB : Virus de l'Hépatite B. Virus qui infecte le foie et peut se transmettre sexuellement ou par le sang. Un vaccin efficace et obligatoire pour les nourrissons en France existe.

VIH : Virus de l'Immunodéficience Humaine. Virus qui s'attaque aux lymphocytes CD4 (les « soldats » du système immunitaire). Sans traitement, il peut évoluer vers le SIDA.


Sources : Santé publique France — Bulletin national de surveillance du VIH et des IST bactériennes (éditions 2023 et 2024) ; Sidaction ; AIDES ; CNR des IST bactériennes.

Article rédigé par l'association « Dans l'Autre Sens » — Pour toute question ou accompagnement : asso.autresens@gmail.com | https://autre-sens.s2.yapla.com

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